dimanche, 23 mars 2008

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

All work and no play makes Jack a dull boy.

jeudi, 14 février 2008

Poème romantique pour la Saint-Valentin

Bonne fête mon amour.
Je t'aimerai toujours.
Et pour te le prouver
Je vais donc m'endetter.

Un bijou chez Cartier
Pour ton visage orner.
Un parfum Séphora
Pour te remplir de joie.

Une montre Chopard,
Pour que tu te fasses voir.
Un repas chez Ducasse,
Ça te dit des gambas ?

Mais en ce jour somptueux
Mon portefeuille m'en veut
De vider son artiche
Pour engraisser les riches

En cette Saint-Valentin,
Et je le comprends bien,
C'est le grand Capital
qui me fait donc si mal.

Bonne Saint-Valentin
À tous ces magasins
et grandes sociétés
qui la raie m'ont beurré.

Quand je pense aux emplettes
Que tout hier j'ai faites
Je me suis aperçu
Que je l'avais dans l'os...

vendredi, 08 février 2008

Au niçois qui mal y pense

L'affaire a fait le tour de la presse française, et il y a fort à parier qu'elle non plus ne se privera pas de traverser les frontières en un éclair.

Notre "cher" Secrétaire d'État à l'Outre-mer Christian Estrosi :

• proche de Nicolas Sarkozy le "nain primé"
• fervent zélateur de l'instauration de Big Brother en France
• grammairien aussi inspiré que Ségolène Royal
• orateur aussi inventif qu'un magnétophone
• ardent défenseur de la peine de mort
• ... pour ne citer que ses aspects les plus brillants,

Christian Estrosi, donc, s'est payé le luxe (en d'autre cas, cela pourrait passer pour un pléonasme, mais vu l'ubuesque de la situation...) d'affréter un avion privé chez Dassault aux frais de la princesse République et des tribuables, afin de pouvoir se rendre à un "pot" des sarkozystes de la première heure, figurer sur la photo de famille, et ensuite honorer ses obligations ministérielles à Washington, a priori son rôle principal...

Coût de l'opération : 138.000 euros, ou 905.000 francs nouveaux, ou encore 90 millions et demi d'anciens francs (bien évidemment, en plus du reste, on ne parlera ni de taxe carbone, ni de pollution, et encore moins d'appel d'offres... ).

Donc, pour se faire (bien) voir chez Napoléon IV, pas d'économie qui tienne, pas de déontologie, ni même de bon sens : "M'en fous, c'est pas moi qu'a payé !! "
Mais, petit parasite éhonté, que diable allais-tu te "fourvoir" dans cette galère ?
Il est vrai qu'étant (cor)rompu aux pratiques niçoises, tu devais ignorer que détourner des fonds publics, c'est mal... Que polluer l'environnement, c'est mal... Que le mot "contribuable" est composé de plus d'une syllabe...

Peu te chaut, mon lapin, que la facture de ton escapade eût pu permettre de construire des logements sociaux ou financer la recherche médicale...
Peu t'importe que, pour gagner la somme qui t'a permis d'aller lécher quelques paires de bottes en une heure, un travailleur payé au SMIC doive travailler 11 ans et demi (et puisse s'acheter un petit pavillon en banlieue avec ladite somme)...
Cela ne te concerne pas : tu es au-dessus des préoccupations du peuple lorsque tu te déplaces en jet privé avec ses impôts pour ton petit confort personnel...

Et tu oses prétendre que tu n'étais pas au courant de ce devis ? Que si on te l'avait soumis, tu l'aurais refusé ? Que par conséquent ce n'est pas ta faute, mais celle de tes collaborateurs, que tu as priés d'arranger tes petites affaires ? Mais ta langue députe, pauvre ingénu !
Je t'imaginerais très bien au volant d'une voiture, suivant un tel raisonnement :
"Si je ferme les yeux, je ne verrai pas le feu passer au orange puis au rouge ! J'aurai donc ma conscience pour moi ! "
Mais bien entendu, tu ne t'abaisseras pas à conduire toi-même une voiture comme le font ces gens bizarres que l'on voit dans la rue, ceux qui touchent un salaire mensuel à trois chiffres et se déplacent tout seuls...

Peut-être aurais-tu pu rester sur ta petite moto ? Tu avais alors l'air plus digne, tu nous polluais moins l'horizon, et tes âneries n'engageaient que toi...

mardi, 25 décembre 2007

Ite, missa est !

Joyeux Noël !

 

            Pardon ? Qu'y a-t-il de joyeux dans le fait de célébrer la naissance du premier gourou mondialement célèbre, fruit de l'union d'une ex-vierge avec un archange opportuniste ? (Ne jouez pas les effarouchés, vous ne trouvez pas étrange, vous, que la naissance du "Sauveur" survienne exactement neuf mois après la "Visitation" de ladite Marie par le beau et céleste Gabriel ? ) 

        Pourquoi certaines personnes s'efforcent-elles de paraître affables et amènes envers tout quidam croisant leur chemin, alors que, si cela leur était possible, elles cracheraient allègrement à la face dudit quidam n'importe quel autre jour de l'année (et ce, de manière encore plus flagrante au sein de la communauté chrétienne) ?

        Pourquoi attendre chaque année le 25 décembre pour s'empiffrer jusqu'à l'excès en s'entourant du plus grand nombre possible de membres de notre famille, au titre qu'ils "possèdent le même sang", alors qu'il est tellement plus agréable et reposant de s'organiser régulièrement de petits gueuletons entre amis, voire copains, tout au long de l'année ?

    Je passerai sur le mercantilisme inhérent à cette "célébration" religieuse, dont l'inopportunité en terre laïque n'a d'égale que l'hypocrisie de mes contemporains à l'occasion de telles agapes...

 

        Par conséquent, embrassez qui vous voulez en attendant de le poignarder dans quelques jours, démolissez-vous le foie et l'estomac à grands coups d'alcools forts et de mets aussi hypercaloriques qu'onéreux, et réunissez avec un sourire forcé les trouble-fête hypocrites ne partageant rien d'autre avec vous que votre consanguinité : que de bonnes soirées en perspective !

        Sur ce, amusez-vous bien, allez dans la paix du Christ, et surtout :

 

JOYEUX NOËL MON CUL !!

vendredi, 21 décembre 2007

De la presse quotidienne à Lyon (et sans doute ailleurs)

Lu dans "20 minutes" ce matin :

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Le Progrès n'attend rien des moins de 30 ans
 

En grande difficulté économique, le quotidien historique de Lyon ne compte pas sur les jeunes pour étoffer son lectorat. « Je ne vais pas perdre mon temps avec les jeunes, confessait hier Gérard Lignac, PDG du Progrès dans Tribune de Lyon. Nous n'en avons jamais eu. Ils lisent plutôt Tintin ou Mickey. On commence à lire la presse vers 30-35 ans. »
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             Cette déclaration navrante a au moins le mérite de nous rappeler l'importance que la plupart des grands patrons de presse accordent (ou non) de nos jours au message qu'ils sont censés véhiculer, ainsi que la suffisance dont ils aiment à faire preuve.


Mais, ridicule petit magnat prétentiard, t'es-tu jamais posé rien qu'une seule fois la question de savoir pourquoi les jeunes (et pas mal de moins jeunes également) évitent soigneusement ta feuille de chou insipide et partisane ? On est bien loin du "journal indépendant et d'opposition républicaine" des débuts...

Je ne pense pas que la plupart des moins de trente ans s'adonnent quotidiennement à la lecture de "Tintin ou Mickey". On peut dès lors raisonnablement supposer :

    1) qu'ils ont acquis (au moins en partie) au fil des années un esprit critique dont le honteux partenariat "gouvernement / media de diffusion" entend nous priver depuis quelques lustres, et par là-même, refusent de se salir les mains avec pareil torchon...

    2) qu'ils lisent autre chose que Tintin et Mickey, et encore moins le Progrès. Au passage, cette énumération correspond assez bien pour moi à l'ordre décroissant d'intérêt dans lequel je classe ces trois publications...

    3) que si M. Lignac ne va pas "perdre son temps avec les jeunes", il est certain que les jeunes ne perdront pas leur temps avec M. Lignac...

    4) que les efforts acharnés des ministres successifs de l'Éducation Nationale afin d'empêcher la population d'apprendre correctement à lire et à écrire semblent porter leurs fruits...


Quoi qu'il en soit, à l'heure ou d'aucuns déplorent le manque d'intérêt d'une frange "jeune" de la population envers les media, et le corrèlent (un peu facilement il est vrai) avec les problèmes récurrents rencontrés notamment dans les banlieues pauvres, une telle attitude en dit long sur les causes de ce désintérêt.

            Par ailleurs, je ne serai pas aussi catégorique que M. Lignac quant à l'âge auquel on "commence à lire la presse". Mais comment lui en vouloir de cette ignorance, lui qui cherche à vendre, et non pas à informer (ces deux opérations étant tout à fait compatibles, soit dit en passant... ) ; en outre, sans doute passe-t-il davantage de temps dans les conseils d'administration et avec ses conseillers financiers que dans la rue à la rencontre de ses potentiels lecteurs...

Le lectorat "jeune" est nombreux et varié, et il serait facile de l'intéresser davantage à cette presse, avec un peu de déontologie et de probité...

lundi, 26 novembre 2007

Ma déclaration...

        Non, aujourd'hui, je n'ai pas envie de déverser mon fiel sur qui ou quoi m'ayant une fois de plus déçu, horripilé, énervé, attristé, blessé, découragé (rayer les mentions inutiles s'il s'en trouve)...

Je voudrais pour une fois parler de ce qui me redonne espoir, m'aide à surmonter mon pessimisme chronique et mon infatigable défaitisme.

Non, pas la cocaïne...
Une drogue encore plus addictive, mais sans aucun autre effet secondaire que celui de provoquer chez moi une euphorie aussi complète que durable : mes amis (Je l'écris au masculin par convention, mais je songe bien évidemment tout autant à mes amiEs).

Les amis, donc, les vrais, pas les connaissances opportunistes ou les "copains" souvent intéressés...
Ceux qui illuminent votre vie d'un sourire, et vous redonnent cœur d'une parole...
Ceux qui lisent dans vos yeux ce que d'autres ne songent pas même à vous demander...
Ceux qui, lorsque vous pleurez, vous prêtent leur épaule là où d'autres vous tendent un Kleenex...
Ceux qui, à trois heures et demie du matin... OK j'arrête !! :D
Ceux qu'on ne dérange pas lorsqu'on les sollicite à une heure indue, tandis que d'autres vous reprochent d'interrompre leur émission TV...
Ceux dont le nombre est inversement proportionnel à l'affection que vous leur portez...
Ceux chez qui la franchise ne s'accompagne pas de sarcasme...
Ceux à qui on peut tout dire sans rougir, et de qui on peut tout entendre...
Ceux pour qui on donnerait tout sans hésiter, et sans rien attendre en retour...
Ceux, enfin, qui se reconnaîtront à coup sûr s'ils lisent un jour ces lignes...

À ceux-ci, je voue une reconnaissance et une amitié éternelles, et j'espère pouvoir leur rendre encore bien plus que ce qu'ils m'apportent par leur seule existence.

Même si, face à ses amis, les sentiments n'ont pas besoin de s'exprimer verbalement, on regrette souvent, quand il est trop tard pour le faire, de n'avoir pas su trouver les mots afin de leur dire à quel point on les apprécie.
Par timidité, peut-être...
Par pudeur, probablement...
Par bêtise, très certainement...
Et sans doute de tels mots n'existent-ils pas...

À Toi, que la maladie a emportée bien trop tôt, je voudrais dire que ton absence se fait toujours aussi cruellement sentir, et que mes pensées vont toujours vers toi où que tu sois. Tu étais engagée dans un combat par trop inégal, et nous n'avons pas pu te donner la force de le remporter. Tu me manques.

À Toi, qui as pris la décision de nous quitter pour toujours, je voudrais dire que je respecte ton choix, même si ce fut un déchirement que de l'apprendre. J'espère que tu es heureuse dans ta nouvelle vie, et que tu y trouveras ce que tu recherches. Tu me manques.

 

        C'est pourquoi, aujourd'hui, vous, mes vrais amis, toujours trop tard arrivés et trop tôt partis, très près mais toujours trop loin, je voudrais vous assurer de l'immense estime en laquelle je vous tiens, et vous dire : je vous aime, et vous me manquez.

Et merde pour les convenances !!

samedi, 10 novembre 2007

Mon chien me hait...

        Mon chien a voulu me tuer. Pas en me sautant à la gorge comme un vulgaire molosse, non... Il se trouve qu'au royaume des sournois, ce chien-là serait l'empereur des vicieux. Je vous laisse en juger par vous-mêmes...

        Je reviens donc d'une balade en ville. Ne soupçonnant pas la moindre malveillance chez ce tube digestif garni de poils que l'on apppelle un chien, j'ouvre la porte, tends la main vers l'interrupteur et m'apprête à lui accorder quelques caresses (au chien, pas à l'interrupteur), lorsque mon regard, suspendant par là (non, pas par ici...) le geste superbe et majestueux qui de l'ampoule Carrefour 100 W allait faire jaillir la lumière, est attiré par un fatras d'objets éparpillés sur le carrelage, comme dans le but avoué de me faire trébucher... Attila n'attend qu'un signe de ma part pour venir me faire ma la fête, et déjà je sens monter comme une irrépressible envie de donner un sens littéral au mot "hot-dog", ainsi qu'une très forte odeur de gaz... Non content de jouer avec mes nerfs et détruire mes affaires (ou parfois l'inverse), cet odieux et fourbe animal a profité de mon absence pour ouvrir subrepticement une des arrivées de gaz de notre cuisinière, en voulant monter sur cette dernière afin d'y quérir quelques croquettes que je croyais naïvement avoir mis hors de sa portée...

        Quand je pense que j'ai failli mourir à petit feu feu vif, ainsi que mes proches voisins, et que le fauve aurait pu périr lui aussi intoxiqué... Je relativise plein de choses...

UNE BOUTEILLE DE BUTANE À 17 €, BORDEL !!!!!

jeudi, 08 mars 2007

de la fustigation (si, si !) du Y

        Après quelques jours semaines de retrait du monde connu, me revoici à nouveau confronté aux vicissitudes de la cohabitation avec mes contemporains et rennes -raines. Les élections présidentielles se font de plus en plus proches, tandis que leurs protagonistes se font de plus en plus dessus, comme dirait mon pote grec Hypsos, qui lui non plus ne fait pas sondage, malgré sa mauvaise Hellène.

        En parlant de grec, le I du même nom commence à me friser les moustaches lorsque je constate que bon nombre d'illettrés et autres vedettes TV en farcissent à la première occasion le moindre prénom, substantif, ou Lancia.

        Je passerai (avec difficulté) sur l'usage abusif de cette lettre métèque par les incontinents blogophiles, qui relève de la plus pure ignorance, voire d'un mauvais goût douteux, mais je serai beaucoup moins indulgent envers les parents des Chrystyan, Joryce, Francys, Sylvye, Dymytry, et même Myssyssypy, si ça se trouve...

Camarades, camarades, je vous en prie : boycot censurons le Y !

        À quoi bon vouloir faire "staïle" en nous rebattant les oreilles (le premier qui me dira "rabattant" devra m'offrir un lapin en chocolat) de ce I qui n'en est même pas un puisque les premiers concernés le prononcent "U", alors que les noms propres sont interdits au Scrabble® ?

Quel est l'intérêt d'écrire "crystal", "saphyr", "gyraphe", "cygale" alors que vous n'êtes même pas capables d'écrire "rithme", "girofare", et "migalle" ?

Arrêtons cette ymmygratyon avant qu'elle ne devyenne yrréversyble !! (Noir, le chocolat, SVP.)

 

Demain : "fustigeons le K sans en avoir l'R. "

 

Et toujours pas de nouvelles de Groquik...

lundi, 19 février 2007

Prométhée, la lune...

        Outre le ...ième anniversaire de ma chère et tendre, et la gastro-entérite de son chien, rien de particulier à signaler aujourd'hui. L'avocat de Papon, toujours aussi vichylant, veut le faire inhumer avec sa Légion d'horreur, les paons présidentiables se livrent à leurs habituelles pitreries démago-médiatiques, les militants et fidèles de tous bords et de toutes confessions entretiennent la flamme du fanatisme, seul concept unanimement partagé, flamme qui, au contraire de nos flammèches domestiques, n'éclaire rien ni personne, et a plutôt tendance à ravaler l'humanité au rang d'une gerbe plus épigastrique que florale. On est bien loin de Prométhée...

 

     J'en ai des velléités d'anachorétisme, ou à défaut, de cénobitisme, dans mes rares accès de philanthropie (à l'intention des éventuels UMPitoyables ou PSychopathes qui sauraient lire autre chose que Rivarol et Marianne, consulter un dictionnaire pour les substantifs précédents). Je voudrais signaler au passage que "cénobitisme" ne constitue en aucun cas une insulte, et n'est pas non plus un gallicisme pour la notion de "safe sex". Dépravés...

 

        Ce soir, la lune arbore un timide premier croissant, m'invitant par son pâle sourire à m'asseoir au creux de... au creux de quoi, au juste ? Bref, à quitter un instant cette planète, pour me perdre dans quelconque rêverie sélénite, là où une poignée d'hommes ont oublié pour un instant leurs querelles, afin de se concentrer sur l'essentiel : mettre un pied devant l'autre et avancer.

 

Et toujours pas de nouvelles de Groquik...

samedi, 17 février 2007

Il n'y a pas de justice.

        Papon est mort à 96 ans, sans avoir répondu de ses crimes, avec, pourrait-on dire, la bénédiction de la justice française (avec un J minuscule).

Au-delà de la diabolisation d'une ordure qui ne fut bien évidemment pas seule à agir, on peut s'interroger sur le rôle et le devoir de la justice dans de tels cas.

Il s'est écoulé 39 ans de silence sur ses activités passées, avant qu'un journaliste ne commence à révéler ce scandale. Il aura fallu patienter 16 ans de plus avant que ne s'engage une parodie de procédure judiciaire, et ne soit prononcée une condamnation qui restera quasiment caduque.

Ses avocats ont donc très bien œuvré pour lui, au mépris de la mémoire de ses victimes. Voici une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, que la justice française juge davantage sur la forme que sur le fond d'une affaire.

Si j'espère que dans un hypothétique au-delà, il sera confronté à ses victimes, je me prends à souhaiter également que ses avocats le seront aussi, dans quelques années. Non pas que je les blâme de plaider pour un cas indéfendable moralement, puisque c'est une de leurs attributions, mais d'avoir réussi à bassement manœuvrer pièces et témoins, de la manière la plus vile, de sorte à ce que leur client reste libre, en toute impunité, jusqu'à la fin de sa vie.

Et enfin, gardons à l'esprit que plusieurs gouvernements différents se sont succédé durant cette farce judiciaire...